Retour au Blog

Semaine 38 : traverser les jours d'attente

Date de publication:

Vous en avez sans doute assez qu’on vous demande si « il y a du nouveau ». L’attente à ce stade de la grossesse est une expérience à part entière — plus lourde et plus agitée que l’impatience des semaines précédentes. Votre corps travaille intensément, votre sommeil est probablement fragmenté, et les journées peuvent sembler à la fois interminables et étrangement suspendues.

Ce que vous ressentez peut-être en ce moment

Beaucoup de personnes à la semaine 38 éprouvent un mélange de lourdeur physique et d’instabilité émotionnelle. Une pression dans le bas du bassin est fréquente, tout comme l’impression que chaque petite sensation pourrait signifier quelque chose. Les contractions de Braxton Hicks — ces serrements qui ne s’intensifient pas de façon régulière — peuvent être plus fréquentes. Vous remarquerez peut-être aussi des changements dans les mouvements de votre bébé, ou une sensation d’essoufflement en position allongée. Si les mouvements de votre bébé vous semblent différents ou moins fréquents, contactez immédiatement votre maternité ou votre médecin, sans attendre de voir comment les choses évoluent.

La difficulté particulière de ne pas savoir

L’une des choses les plus difficiles de cette semaine, c’est qu’il n’existe aucun moyen fiable de savoir quand le travail commencera. Votre corps se prépare, mais à son propre rythme. Cette incertitude est véritablement difficile à accepter, surtout si vous comptez les jours depuis des mois, ou si vous avez vécu une perte et que l’attente est teintée d’inquiétude plutôt que d’enthousiasme. Ces deux réactions sont tout à fait compréhensibles.

Les petites choses qui peuvent rendre les journées plus supportables

Il n’existe pas de réponse universelle, mais certaines personnes trouvent utile de :

  • Donner une légère structure à leurs journées plutôt que de laisser de longues plages de temps sans repères
  • Chercher des endroits calmes et confortables plutôt que de se forcer à s’activer
  • Faire savoir à leurs proches qu’elles préféreraient ne pas recevoir de messages quotidiens demandant des nouvelles
  • Se reposer dès que possible, même si le sommeil reste difficile à trouver
  • S’occuper les mains — cuisiner, ranger, tout ce qui procure un petit sentiment d’accomplissement

Rien de tout cela ne fera disparaître l’attente, mais ces gestes peuvent la rendre un peu moins pesante.

Votre corps, lui, est en action

Même les jours où rien ne semble se passer, votre corps continue de se préparer. Le col s’assouplit progressivement, le bébé se positionne davantage, et les hormones qui déclencheront le travail s’accumulent discrètement en arrière-plan. Vous n’avez rien à faire pour que cela se produise. Le repos n’est pas du temps perdu.

Ce qu’il vaut la peine d’anticiper avant le début du travail

Si ce n’est pas encore fait, cette semaine est idéale pour revoir vos souhaits pour l’accouchement avec la personne qui vous accompagnera, et pour vous assurer que votre sac est prêt si vous prévoyez d’aller à la maternité. Pensez à la façon dont vous vous y rendrez à différents moments de la journée ou de la nuit, et à qui vous appellerez en premier. Ces détails pratiques, une fois réglés, peuvent alléger un peu l’esprit.

En parler à votre sage-femme ou à votre médecin

Votre équipe soignante s’attend à avoir de vos nouvelles à ce stade de la grossesse — c’est précisément pour cela qu’elle est là. Si vous n’êtes pas sûre que ce que vous ressentez est normal, si vous avez des questions sur les signes à surveiller, ou si l’anxiété de l’attente devient très difficile à gérer, parlez-en lors de votre prochain rendez-vous ou appelez sans attendre. Aucune question n’est trop anodine, et aucune inquiétude n’est trop ordinaire pour être mentionnée.


Pour aller plus loin: NHS

Cet article est une information générale et non un avis médical. Pour toute question sur votre santé ou celle de votre bébé, parlez-en à votre médecin ou à votre sage-femme.